Vient de paraître: "Par la main des femmes. La poterie modelée du Maghreb". Un ouvrage de référence.

Le bonheur m’a été donné, comme je le relate ailleurs dans ces pages, de pouvoir séjourner à plusieurs reprises en Kabylie et de pouvoir m’intéresser à la poterie modelée féminine. Le Professeur Pierre Guichard m’ fait l’honneur de témoigner son intérêt pour les témoignages que j’ai pu collecter auprès des potières et dans leur environnement. Ce travail est à présent publié, dans le cadre d’un ouvrage collectif de référence dirigé par Pierre Guichard.

 

« Par la main des femmes. La poterie modelée du Maghreb ». GUICHARD Pierre dir.  BAZZANA  André. COURAJOU Jean. DESBAT Armand. GRODWOHL Marc.  HAMEL Ernest.  IMBERI Marie-Paule. MATOS Maria José et WAGNER Jorge. MOGA ROMERO Vicente. MONTMESSIN Yves. SAÏD Mohamed. SEKIK Nozha. 485 p. Editions Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Jean Pouilloux. Lyon. 2015.

488 pages. 540 illustrations en couleur.

 

Faute de temps dans l’immédiat pour décrire davantage le contenu de cet ouvrage de référence, je reproduis le texte du dos de la couverture :

"D’une remarquable valeur esthétique, les poteries modelées de tradition berbère de Tunisie, d’Algérie et du Maroc ont été rapportées en grand nombre en Europe depuis le milieu du XIXe siècle.  Elles ont depuis trouvé place dans plusieurs collections privées et publiques, ou, de manière isolée, chez des particuliers qui ont été, à un moment de la leur vie, en relation avec le Maghreb. Pourtant elles restent très mal connues et n’ont encore fait l’objet d’aucune étude d’ensemble.

Produites encore de nos jours depuis le Rif marocain jusqu’au Sahel de Sousse, ces poteries sont exclusivement modelées par la main des femmes qui les destinent aux seuls usages domestiques ou au décor de la  maison. Sans tour ni four, leur fabrication ne nécessite quasiment aucun outil et n’utilise que de l’argile et des colorants naturels, selon une technique qui paraît remonter à la fin du Néolithique. Les jalons archéologiques manquent cependant entre ces périodes anciennes et le milieu du XIXe siècle, époque à laquelle observateurs et savants européens ont sporadiquement commencé à s’intéresser à ces poteries traditionnelles que l’on a rattachées par la suite aux arts dits « premiers ».

Cet ouvrage collectif a comme première ambition de donner une idée de la qualité de ces productions. S’il n’est guère possible d’en établir une typologie satisfaisante, ni de proposer une géographie exacte de leur multiplicité locale et tribale, on peut en revanche, et tel est le second objectif du livre, étudier la façon dont les poteries elles-mêmes ont été considérées, collectées et étudiées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, puis tout au long du XXe siècle. Enfin, des témoignages permettent d’éclairer quelques-unes de leurs évolutions récentes.

Cette étude s’appuie sur la catalogue raisonné des collections de poteries modelées du musée des Confluences (Lyon), de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée-Jean Pouilloux (Lyon) et du musée de la Poterie méditerranéenne (Saint-Quentin-la-Poterie, Gard)."

Pour se procurer l’ouvrage :

Maison de l’Orient et de la Méditerranée- Service des publications
7 rue Raulin
69365 Lyon cedex 07

Courriel :
publications@mom.fr

Prix indiqué par l’éditeur : 59 € + frais de port 5,60 €


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