• Sauvegarde et restauration du chef d’œuvre de Gustave Bayol : la façade du carrousel-salon Demeyer

    La cavalerie du carrousel- salon-Demeyer est signée Gustave Bayol (1859-1931). Cet artiste établi à Angers créa dans cette ville puis y développa de 1887 à 1909 une entreprise de fabrication de manèges qui fut la meilleure du genre en France, et l'une des plus cotées internationalement. Plusieurs indices stylistiques, ainsi que la date de construction de l'orgue primitif, permettent d'attribuer la façade Art Nouveau également à Gustave Bayol et de situer sa création en 1909. A la veille de la vente aux enchères de ce chef d'œuvre, retour sur sa vie, son sommeil, puis sa résurrection et sa restauration à l'écomusée d'Alsace.
  • Société et fête foraine, une expérience de muséographie

    En 1995 j'écrivais dans « Connaissance des arts »: « L'idée que la construction foraine procède de l'architecture est encore plus nouvelle que celle qui a suscité la prise en compte de l'architecture vernaculaire, puis de l'architecture industrielle. Le débat sur l'art forain, qui aux premiers temps de sa reconnaissance, posait le problème de sa classification entre l'art populaire et l'art décoratif s'efface en même temps que le sujet sort de sa confidentialité, interpellant non seulement les milieux de l'art mais aussi les anthropologues, les sociologues, les historiens des techniques. »
    Qu'en est-il 12 ans plus tard ? Comment s'est déroulée mon expérience du patrimoine forain à l'écomusée d'Alsace ? Un point, sur cette question, en reprenant sans modifications l'article déjà cité et en le faisant suivre d'indications sur quelques problèmes méthodologiques rencontrés.

     

  • Clair de mine: la publication

    "Clair de mine", conçu et réalisé pour rendre accessible à tous l'aventure industrielle des mines de potasse d'Alsace, a été ouvert en juin 2004 simultanément à la fin de l'exploitation minière. Une publication, de plus inédite, semble être aujourd'hui la dernière trace de cette entreprise muséographique d'envergure.

  • Clair de mine: le projet "foudroyé"

    Le carreau Rodolphe représente 20 ans d'efforts (1986-2006) pour la conservation et la muséographie d'un site industriel exceptionnel. J'explique ailleurs que ma vision première de l'Ecomusée d'Alsace était centrée sur le patrimoine de la société paysanne. C'est le hasard de l'implantation du projet dans le bassin potassique en 1980 qui élargit le propos premier du musée et lui fit prendre en compte, alors que les mines étaient encore en pleine activité, la nécessité d'un projet muséal. Cet article est plus spécialement consacré au parcours multimédia « Clair de mine » qui, à peine ouvert au public en 2004, a été victime d'un "foudroyage": ce terme minier désigne l'action de fermer une galerie et d'en rendre l'accès impossible; ici il qualifie les actes d'un président de Conseil général, préoccupé de rompre avec les projets que soutint son prédécesseur. Un beau gâchis.

  • Le paysage au musée, travaux pratiques


    Figure 1: "Après l'inondation", un projet dans lequel j'ai combiné l'analyse archéologique, les codes de représentation de la maison au bas Moyen âge, et une fiction poétique et naturaliste sur les rapports entre eaux et habitats (2004)

    Une vague de révoltes, conservatrice d'une part (sociétés d'amis des sites, "La France défigurée",...), contestaire d'autre part (le courant écologiste) , a mis le paysage en débat, public et passionné au cours de la décennie 1970. Il s'ensuivit une cascade de procédures de protection administrative d'une efficacité modérée, et une brillante théorisation (Alain Roger, Yves Lacoste, Bernard Lassus, Gilles Clément, pour ne citer qu'eux). Le débat public s'est affaibli à partir des années 1990; le paysage, nombre de ceux qui réfléchissaient et agissaient à son sujet, ont été temporairement  "ringardisés", passés de mode .Devant l'évidence de ce que j'ai appelé ailleurs "la perte de la substance du monde habité", le paysage retrouve en ce moment une dimension de sujet sérieux, avec des auteurs tels que Thierry Paquot, Chris Younès. L'oeuvre remarquable de l'américain John Brinckerhoff-Jackson est à présent traduite et facilement accessible. Dans ce texte, je relate les travaux pratiques d'élaboration de paysages que j'ai eu le bonheur de mener dans le cadre de l'écomusée d'Alsace.

  • Une muséographie vivante de l'agriculture (1986-2006)

    L'écomusée d'Alsace d'aujourd'hui n'a plus grand chose de commun avec ce que mes collègues et moi avions construit de 1980 à 2006. Cet article, comme d'autres, a pour finalité de ne pas perdre totalement l'expérience; elle débuta par l'installation du musée sur une friche industrielle, dépourvue de tout passé agricole. Je montre comment nous avons été amenés à y construire, ex nihilo, une activité de polyculture-élevage. Elle était nécessaire à la mise en mouvement des collections ayant trait à l'agriculture; plus encore, elle permit l'expression publique des savoirs d'anciens agriculteurs et leur transmission à de jeunes amateurs et professionnels. Ce long parcours fait ressortir aussi les modifications du regard que porte la société sur son agriculture. Pour cette raison, le traitement muséographique , sur la forme et les contenus, se devait d' évoluer en permanence.

     

  • La scénographie du cochon et de la choucroute

    Sous ce titre, je viens de publier dans « Cultures & Musées » -dont je remercie la rédaction- une partie du travail que mes collègues et moi, soutenus par de nombreux bénévoles, avons investi pour que l'écomusée tienne un propos sur la cuisine.  Cela ne coulait pas de source jusqu'il y a peu.  La cuisine était considérée comme un patrimoine mineur. Son incursion dans les musées pouvait être perçue comme une animation facile, racoleuse d'un public plus soucieux de nourritures terrestres qu'intellectuelles. L'évolution fut rapide et permit de faire reconnaître la cuisine comme un espace de cohérence entre territoire, tradition, culture domestique et relations sociales.

  • Un St Joseph syncrétique…

    Toujours à l'affût de créations contemporaines indisciplinées, permettant de relier le patrimoine de l'Ecomusée à une pensée ordinaire d'aujourd'hui, j'avais placé à l'entrée de l'Ecomusée un étrange protecteur.

  • Jean-Luc, forgeron, ami, Adieu

  • Merci à Bernard Reumaux et aux « Saisons d’Alsace » !

    La revue « Saisons d'Alsace » a longtemps accompagné mon parcours et vient de me consacrer, dans son dernier numéro, un grand entretien mené par Bernard Reumaux.

     

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